Je ne sais....
L'asphalte fait du bruit, m'agresse. Je me heurte aux lampadaires.
Le climatiseur tourne à toute vitesse créant l'illusion du vent.
Angoisse, anxiété, stress, panique.......
Je m'invente pieds nus dans le sable, attentive écoutant le silence autour.
Le vent me déstabilise, je, une, des, mille émotions me submergent.
Là je sais...
Devenant la marée haute je cours, enlace, caresse et cueille des étoiles pour ma mer.
Le soleil se couche en elle et la féconde. Tout est brasier.
Ma mer, haleine saline, tes vagues ont le goût de mes vagues à moi qui en trop plein roulent sur mes joues.
Je suis fille du vent, fille du fleuve et du soleil.
Quand l'asphalte envahit mes pensées, mon corps se désintègre en particules brillantes comme des diamants portés à ma mer.
J'apaise ainsi mon mal de la cité.