J'étais un peu rouillé niveau échecs, mais j'ai eu l'occasion de m'y remettre un tout petit peu ce week end.
Oh non je n'ai jamais été classé, ni même fait de ces matchs loonnngggs qui ne semblent passionner que ceux qui en font, mais j'aimais bien y jouer...
Pour info pour les matchs longs on doit donner 1h pour faire 40 coups, après il y a une sombre histoire de redistribution de temps que je ne maîtrise pas du tout.
En revanche les matchs 20 minutes chacun en tout et pour tout, je trouve ça carrément cooooll... Les échecs c'est un monde à part, où l'adversaire et soi commencent avec les mêmes atouts, où celui qui gagne gagne seulement par ses qualités personnelles et non pas un quelconque coup du sort...
Ahhhhh le plaisir de voir son adversaire se torturer l'esprit pour parer un coup tordu!
(Non je ne suis pas sadique.. quoique o:-) )
Je m'égare, je m'égare... Revenons donc à nos moutons. A savoir essayer de quitter cette catégorie très appréciée des joueurs avec qui on a plaisir de jouer (parce qu'on gagne tout le temps) pour rentrer dans cette catégorie où on peut se la péter un peu...
Leçon n°1 :
Pendant l'ouverture, il faut déployer ses pièces en faisant un minimum de mouvements. Il s'agit de mettre son armée en ordre, et le premier qui y arrive a un avantage certain.
Donc non aux aller-retours de pièces, non à la sortie de la Dame qui se fait attaquer illico. Et oui à la sortie des fous, cavaliers, avancées des pions et toute cette logistique sans laquelle on ne peut rien....
Leçon n°2 :
Essayer de prévoir des coups à l'avance. Les grands maîtres, outre leur puissance stratégique sont tous capables de voir 5 ou 6 coups à l'avance. Bon là on ne veut pas battre un Kasparov ou un Anand, 1 voir 2 coups devrait faire l'affaire...
Mais à terme plus on voit à l'avance mieux c'est...
Leçon n°3 :
Empêcher le déploiement des troupes dans son territoire. Les échecs c'est comme la guerre, s'il y a des troupes ennemis chez soi, çà commence à sentir mauvais. Le mieux donc c'est de regarder le champ d'action des troupes ennemies et de rendre leur venue coûteuse. Rien de tel qu'un pion pour empêcher l'arrivée d'un cavalier chez soi...
Leçon n°4:
Un corollaire de la leçon n°3 est que c'est sympa d'avoir des pièces se baladant en territoire ennemi. (Enfin il faut faire gaffe qu'elles puissent revenir chez vous au besoin)
Généralement en fin de partie une tour se baladant sur l'avant dernière case voire la dernière case de l'ennemi a des effets dévastateurs!!!
Leçon n°5 :
Quand on a l'avantage matériel (style un fou ou un cavalier en plus), chercher à faire des échanges !!! Et sa contrepartie c'est si on a des pièces en moins, ne pas rechercher à échanger des pièces.
Ben oui quand on a des pièces en moins, il faut mieux garder la situation la plus compliquée possible afin d'espérer regagner du terrain... C'est pas avec 3 pièces qui se battent en duel qu'on peut faire des gaffes....
Leçon n°6 :
Avoir un plan d'attaque c'est quand même le top !! Les plus classiques sont : "j'attaque l'aile gauche" ou "j'attaque l'aile droite" ou "je fonce au centre". Et bien entendu il faut se donner les moyens en concentrant sa puissance de frappe sur la zone visée... Style le maximum de force sur un minimum de surface 
Eh oui les échecs c'est la gueeeerre !!!! 
Leçon n°7 :
Maintenant que vous avez de la stratégie, il faut se préoccuper des aspects tactiques : fourchettes, pièges, embuscades...
Il est impératif de maîtriser le b-a ba du parfait guérilleros pour être du bon coté du fusil...
Tout pour gagner ce petit avantage matériel qui va faire basculer la partie... Faut pas chipoter, un pion c'est un pion et si votre adversaire s'en moque, et bien tant pis pour lui!!! 
Leçon n°8 :
Y a des pièces qui marchent bien ensemble. La reine appuyée sur la diagonale par un fou, une paire de cavaliers se protégeant mutuellement... C'est des associations naturelles qui peuvent appuyer où ça fait mal...
Leçon n°9 :
Si votre adversaire semble faire une grosse bourde, ne vous précipitez pas dessus. Réfléchissez à ce qui peut arriver si vous faites ce qui paraît si évident...
Ben oui le pion qui semble négligemment n'attendre que vous, ce n'est peut-être qu'un appât pour vous manger tout cru! Surtout s'il est pas mauvais, il y a char sous roche...
Leçon n°10 :
Pratiquer et apprendre de ses erreurs...
Quelque soit votre niveau, vous vous ferez battre un jour. Ne pas se dire "j'étais pas en forme là, la prochaine sera la bonne", mais plutôt "tiens j'ai du faire une boulette là, regardons bien ce que j'ai pu faire pour ne pas la refaire..."
Y a plein d'autres trucs à faire, mais c'est l'essentiel pour ne pas paraître trop ridicule... Dont par exemple potasser ses ouvertures.. (les très bons n'ont pas à réfléchir pendant les 20 premiers coups car ils connaissent par coeur leurs ouvertures...)
Sur ces belles paroles, je retourne un tantinet travailler....