Ces grands yeux noirs presque sévères me fixèrent longuement, je n’osais pas bouger alors je restais là. La première chose que je remarquais fus sa frange un peu trop longue qui lui tombait sur les yeux qui étaient eux même mis en évidence par un trait de crayon noir. Elle tenait sous son bras une guitare dont la couleur ressemblait à une aubergine trop foncée. « Salut. _Salut, moi c‘est Lena. » Répondis-je d’une voix presque tremblante.
« Moi c’est Célia mais tout le monde m’appelle Bulle. »
Je détestai tout le monde j’étais amoureuse. Voilà ce que donnais notre première rencontre.
« _Je ne veux plus jamais te revoir, casse-toi ! Tu ne sers à rien, je ne t’aime pas. » Voilà comment sa c’est terminé.
A quoi sa servirait que je vous dise combien de temps on est restées ensemble?
Sa n’avantagerai à rien pour la compréhension de la suite. Sa répondrais juste a la question que l’on se pose par curiosité.
Sa fait maintenant deux mois qu‘elle m‘a laissée, on ne me reconnaît plus ; Je ne suis plus la bonne élève ordonnée sans reproches. Je suis devenu un zombie. J’appartiens vingt-quatre heures sur vingt-quatre a celle qui m’eut choisit comme maîtresse de son cœur. Je vis dans une sorte de somnolence constante. Je me lève, je mange, je vais à l’école, je travaille mais quand je me lève, je pense déjà au moment où à la nuit tomber, où je vais me mettre sous mes draps.
Je dors de plus en plus à vrai dire-je ne fais que cela, pour pouvoir enfin l’oublier mais elle hante mes pensées.
En regardant le plafond j’ai l’impression de revoir son visage envahit par les larmes lorsqu’elle n’était pas bien mais que je pouvais encore la prendre dans mes bras pour la réconforter. Aujourd’hui je ne peux plus.
Mon amour.
C’est ainsi que commencé les belles lettres que l’on s’envoyait régulièrement lorsqu’elle devait s’absenter plusieurs jours d’affiler. Aujourd’hui je ne peux plus t’écrire. Je sais très bien que tu ne les lirais même pas.
Je t’aime.
La lettre entrecoupé de mot doux le plus fort était bien celui-ci. Quand tu m’as demandé de partir … tu m’as dit « je ne t‘aime pas ! » Tous ce qu’on s’était promis? Ces mots signifient que tu ne ma jamais aimée seule cette idée me détruit. Je me réconforte en pensant que c’était la colère qui te faisait dire de tel chose. Maintenant tu ne me dis plus rien. Est-ce mieux? Ou pire?
À bientôt.
Le mot de la fin. Aujourd’hui je ne peux plus dire à bientôt car tu es partis. Lors de la rupture tu n’as pas voulu « à bientôt » tu as exigé « Adieu. »
J’aimerais t’écrire une lettre comme avant mais comment pourrais-tu les lires alors que tu n’es plus sur terre?
J’aimerais te prendre dans mes bras comme quand tu n’étais pas bien mais comment faire alors que maintenant tu es sous terre?
J’aimerais enfin t’embrassée ainsi que faire sortir de ma bouche « à bientôt » mais comment faire alors que je ne sais pas si tu peux m’entendre loin de la terre.
Aujourd’hui je ne peux plus te voir, ni te toucher, ni t’entendre, ni t’écrire alors comment faire pour te garder prêt de moi ?
« Mon amour, je t’aime.. toujours. À bientôt dans un endroit que moi je n‘ai jamais vu mais que toi tu as eu le temps d‘explorer depuis deux mois. »
pourquoi ne pas s'inventer une autre vie ?