Eclipse.

Un journal de Journal En Ligne.com

Archive du journal au 15/11/2006.

Sommaire

3 Janvier 2004 à 14h14
L'art de commencer...
5 Janvier 2004 à 18h21
Miroir, Miroir...
12 Janvier 2004 à 17h44
Grand méchant loup.
13 Janvier 2004 à 18h38
Entre deux.
16 Février 2004 à 16h38
Grise soirée et triste soirée.
16 Février 2004 à 18h18
Mmmmmmmmmm...
20 Février 2004 à 19h50
Caresse.
28 Février 2004 à 14h21
Reviens-moi, Envole-toi...
3 Mars 2004 à 9h27
Pensée du jour.
5 Mars 2004 à 18h19
Comment se prendre la tête en 8 étapes.
23 Mars 2004 à 16h43
Chute sans fin.
23 Mars 2004 à 17h03
Nostalgie, qd tu nous tient...
26 Mars 2004 à 16h29
La Voix des Anges
31 Mars 2004 à 17h49
Une vie de Dieu
5 Avril 2004 à 10h54
Suicide - On dit oui la mort
10 Avril 2004 à 18h19
...
20 Avril 2004 à 18h30
Maussade
26 Avril 2004 à 18h56
Saute d'humeur
29 Avril 2004 à 18h52
Pourquoi les gens [...] rentrent dans le moule ?

L'art de commencer...

Samedi 3 Janvier 2004 à 14h14

Une première page, c'est toujours mémorable. Début d'une aventure, on s'agite déjà en pensant à ce qui nous attends peut-être. Pourquoi écrire dans un journal? Pour ma part, je désire exprimer ce que je ressens certains jours de pluies, certaines lunes argentée qui vous observent de haut. Je ne serais peut-être pas toujours bavarde. Par moments, je préfère écrire des histoires basées sur une émotion et à d'autres moments, j'évoquerais des sujets de tous les jours, le quotidien d'une collégienne de 15 ans tourmentée. J'espère que vous apprécierez de lire ces quelques mots, et sûrement, à bientôt.

Miroir, Miroir...

Lundi 5 Janvier 2004 à 18h21

Miroir, miroir,
Dis - moi si je suis la plus belle,
De ton regard noir,
Fais-moi pousser des ailes.

Ce monde m'observe de son oeil critique,
Oh! comme j'aimerai qu'il m'oublie !
De toutes ces civilisations ethniques,
Je n'y retrouve pas ce que je suis.

Miroir, miroir,
Expliques - moi les règles de bonne conduite,
Miroir, miroir,
Donnes - moi des indices pour la suite.

Ces savants m'inondent de leur bêtise,
Oh, comme j'aimerai qu'ils m'oublient!
Je ne veux plus de leur traîtrise,
"Toi, là-bas, fais ce que je te dis!"

Miroir, miroir,
Dis - moi si je suis la plus belle,
Je voudrais tant croire,
Toutes ces demoiselles.

Ces gentes dames m'expliquent l'amour,
Comment fait - t - on pour les attraper?
Elles m'enseignent les rudiments de la cour,
Et comment fait - t - on pour l'oublier?

Miroir, miroir,
Dis - moi si je suis de celles,
Qui passent leur temps à faire le trottoir,
Et à se croire les plus belles ?

Je crois n'avoir rien compris,
Mais après tout qui s'en soucie ?
Certainement pas les demoiselles,
Qui en profitent pour rire de plus belle.

Miroir, miroir,
Dis - moi si je suis belle,
Que tous mes espoirs,
Passent par la case poubelle.

Grand méchant loup.

Lundi 12 Janvier 2004 à 17h44

Petite, toute petite fille en pleurs, blonde aux yeux bleus tels un ciel d'été, orageux et prêt à éclater.
Seule, la petite fille, seule et sans réconfort.
Elle recherche sa maman, son repère qui l'a abandonné.
Elle n'a à présent que son petit ours en peluche, rapiécé de la tête aux pieds pour compagnie.
Ses cris deviennent plus stridents, plus puissants; ses pleurs ne s'arrêtent pas de couler, plus rien à rattraper.
L'ombre grandit autour d'elle, la conforte de son étreinte glacée.
Plus rien n'a d'importance pour elle que de retrouver ce qu'elle a perdu: une mère pour l'aimer un repère pour la guider.
Toujours seule.
Personne à l'horizon, plus de saisons.
Le temps s'est arrêté, les nuages se sont immobilisés.
On n'entends plus que la petite fille qui n'a de cesse de pleurer seule et abandonnée.
N'y a-t-il personne pour la trouver ?
Silence soudain.
Les cris se sont arrêtés. Les pleurs ont cessés.
La petite fille ouvre de grand yeux et regarde droit devant elle: le grand méchant loup l'observe en silence, assis.
Noir est son pelage et brillants sont ses yeux.
La petite fille est pétrifiée, plus personne pour l'aider.
Il s'approche se son pas de loup, la langue pendante sortant de sa gueule.
Le coeur de la fillette bat, bat, de plus en plus fort de plus en plus vite jusqu'à ce qu'il s'arrête complètement.

Je vous laisse imaginer.
La petite fille se fait manger et l'histoire est terminée.
Le grand mévhant loup est rassasié tout est mal qui finit mal,
Bonne soirée.

Entre deux.

Mardi 13 Janvier 2004 à 18h38

C'est bien beau tout ça mais je ne me suis finalement toujours pas vraiment présentée...

Pseudo: Eithne.
Prénom: Marine.
Age: 15 ans.
Profession: Collégienne.

Ce que j'aime: Ecrire, peindre, lire, chanter (comme une casserole), la musique, le cinéma, l'Art en général et son histoire, les pays Anglo-Saxons et du Nord, le chocolat, l'esprit gothique, la nature, Johnny Depp, le noir, le Moyen - Age, les langues, Photoshop, les bijoux, l'ésotérisme, les mythologies...
Ce que je n'aime pas: le bruit, la haine (Peace and Love! ), l'intolérance, les salsifis, les régimes, la souffrance...

Auteurs / poètes préférés: R.Hobb, M.Z.Bradley, I.Asimov, A.Nothomb, M.Calmel, W.Shakespeare...
Groupes / chanteurs / musiciens préférés: Enigma, Within Temptation, Muse, Placebo, Tori Amos, Manu Chao, Nightwish, BO diverses...
Films préférés: SDA, Star Wars (tous), Edward aux mains d'argent, Matrix...

A suivre...

Grise soirée et triste soirée.

Lundi 16 Février 2004 à 16h38

Soirée grise. Triste soirée.
Les rues mal éclairées m'embarquent dans leur morosité, leur humidité et leur froideur.
Triste soirée. Soirée grise.
Les passants se font de plus en plus rares, dans le silence de la ville, personne n'ose y croire.

Soirée triste. Grise soirée.
Les lampadaires engoissants, balayants seulement cet espace réduit, l'emplissant de lumière. Et en dehors, l'ombre.
Grise soirée. Soirée triste.
L'ombre. Le gouffre. Je tombe. Je m'engouffre.

Une triste et grise soirée.
Effrayante et menaçante. Impressionnante voire sanglante.
Une grise et triste soirée.
La dernière de ma vie, la dernière et je crie.

Grise, grise soirée.
Triste, triste soirée.

Sans espoir...

Mmmmmmmmmm...

Lundi 16 Février 2004 à 18h18

Je viens de relire mon journal en entier (il faut dire que ça ne m'a pas pris beaucoup de temps vu les 4 ou 5 pages existantes...) et je me suis aperçue que mes écrits étaient en fait assez déprimants... L'histoire du Grand Méchant Loup... et rebelotte aujourd'hui avec "Soirée grise et triste soirée."
En y réfléchissant bien, je crois avoir trouvé la réponse: toutes mes émotions de tristesses, de peurs, d'angoisses doivent être canalisées dans l'écriture pour que ne restent, au final, que les émotions de bonheur... Bon, bien sûr, je ne pense pas qu'après avoir écris une histoire bien déprimante et ennuyeuse je me sente vraiment mieux et hyper joyeuse...non... Enfin, j'espère que vous vous retrouverez dans ces quelques lignes, j'espère être moins triste les prochaines fois...

Non, ne me suivez pas, je m'éclipse...

Caresse.

Vendredi 20 Février 2004 à 19h50

Ton coeur contre le mien,
Ta main dans la mienne,
Mon souffle et le tient,
Ma bouche et la tienne.

Ensemble sur le chemin,
De la vie, jusqu'à la fin.

Mon amour, je te tiens,
Pour toujours tu me tiens,
Par la barbe, "Ichette",
Le premier qui cèdera,
Aura une...

Caresse

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Petit texte à répéter comme une comptine,
Ecrite en 3 minutes,
De folie et d'angoisse,
De tristesse aussi.

~eithne.

Reviens-moi, Envole-toi...

Samedi 28 Février 2004 à 14h21

Chaleur, embarque-moi
Lentement, dans tes bras.

Froideur, éloigne-toi
Calmement, pour cette fois.

De peur, pour moi
Sagement, enfuie-toi.

Douceur, protège-moi
Légèrement pas à pas.

Malheur, envole-toi
Gentiment, de mon toit.

De peur, pour moi
Sagement, enfuie-toi.

Bonheur, reviens-moi
Doucement, comme autrefois...

______________________________

Je suis malaaaaaaaade!!! De la fièvre, j'ai l'impression que je vais tomber dans les pommes d'une minute à l'autre... (voilà pourquoi ce texte est si étrange... :-S )
Passez qd même un bon week-end!
~eithne.

Pensée du jour.

Mercredi 3 Mars 2004 à 9h27

Debout à 8h00. 10h de sommeil, ça faisait longtemps que ça ne m'étais pas arrivé. Je déteste dormir, une perte de temps non négligeable. C'était la pensée du jour, bonjour.


Avoir la tête sous l'oreiller,
Avoir envie de tout envoyer chier,
Avoir envie de chocolat pour déjeuner,
En avoir marre des régimes délibilissimes.

Etre en manque de ressources humaines,
N'être qu'une pauvre fille avec la bouche pleine,
Etre, et en prendre de la graine
Ne plus être serait tellement simplissime...

Devenir pleine de savon,
Devenir aussi glissante qu'un poisson,
Devenir la pire des leçons,
On devient ce qu'on signe.

Sans sens ce poème,
Sans sens, sans sens,
Comme ma vie.

Comment se prendre la tête en 8 étapes.

Vendredi 5 Mars 2004 à 18h19

1. Vous avez décidé de vous prendre la tête? Bien, c'est courageux, la première étape est remplie.
2. Trouvez-vous une endroit bien inconfortable pour vous assoire. Du style un coin de table dont vous vous rappelerez toute la semaine... Vous avez trouvé? Bien, passons à l'étape suivante...
3. Vous êtes assis bien inconfortablement, à présent regardez autour de vous. Il y a forcément quelque chose qui vous dérange. Ex: vous êtes assis sur un coin de table de la table basse du salon et qu'est-ce que vous voyez? Le portrait de votre arrière arrière arrière grand-mère (une vieille sorcière ne pensant qu'à l'argent d'après la légende) vous prends la tête? Fixez votre regard dessus... Ca énerve, hein? Etape suivante svp...
4. Changez d'optique.( en clair, installez-vous sur un autre coin de la table de façon à ce que vous ne soyez plus harcelé par votre arrière arrière arrière grand-mère (une vieille sorcière ne pensant qu'à l'argent etc etc...) Chose énervante en vue? Oui, et pas n'importe laquelle. La note de téléphone, reposant calmement sur la table d'appoint, à côté du téléphone. (logique) Observez le montant. Respirez un grand coup. Parfait. Etape suivante.
5. Allongez-vous. Si si, j'ai bien dit "Allongez vous". Par terre, de préférence. C'est fait? Bien. Observez le plafond. A première vue, rien d'énervant, pas d' arrière arrière arrière grand-mère et qui plus est, vieille sorcière, ni note de téléphone à faire pâlir Jennifer Lopez.Héhé le paradis. A présent, fermez les yeux et comptez les moutons. Un (George, ressemblant à un certain prof de Maths), Deux (Yann, un certain ex petit ami; collant à mort), Trois (Marianne, une pin-up qui ne sait pas écrire intelligence ), Quatre (Brutus, le chien du voisin qui vous a pissé sur vos superbes bottes en cuir à 135 € ), Cinq... Comment assez? Ok, c'est déjà pas mal, étape suivante...
6. Relevez-vous. Repetez après moi: 5641 x 9377 = 52 895 657, 5641 x 9377 = 52 895 657, 5641 x 9377 = 52 895 657, 5641 x 9377 = 52 895 657, 5641 x 9377 = 52 895 657, 5641 x 9377 = 52 895 657, 5641 x 9377 = 52 895 657, 5641 x 9377 = 52 895 657... etc etc...
Les chiffres, c'est génial pour péter un câble, croyez-moi j'en ai déjà fait l'expérience...
7. Enervé? Non, pas assez à mon gout... Allumez la télé. Un petit divertissement, vous l'avez bien mérité. A cette heure-ci, c'est Question pour un Champignon. Mettez donc France 3. Regardez jusqu'à la fin. Jouissant hein? Eteignez, ça vaudra mieux.
8. Respirez. Vous avez gagné. 8 étapes supplémentaires. Bravo.

Chute sans fin.

Mardi 23 Mars 2004 à 16h43

Et je tombe, tombe déséspérement dans la dépression,
Plus rien de pourra plus m'arrêter, j'essaye désespérement de m'accrocher,
A ce mince lambeau de vie, cet espoir oublié.
Mon coeur ne m'appartient plus, je l'ai vendu au diable en personne,
Qui me l'a brisé.
Qu'importe, mes sentiments m'ont faits faux bon,
Mes émotions sont détraquées, la chute ne fait qu'empirer.
Un obstacle à éviter, une personne à rayer,
On évite alors le pire, on oublie qui va payer.
Je continue de tomber, plus rien de pourra m'arrêter.
L'obscurité m'a totalement encerclé, l'espoir est remonté à la surface,
Le desespoir m'embarque avec lui dans son gouffre sans fin,
Ma peau est à la merci du vent glacial qui me traverse,
Les émotions qui m'ont quittées m'aident à sombrer dans ce froid a en crever.
Une soufrance de plus à encaisser.
La fin est proche.
Et je me laisse alors aller,
Dans ce courant d'air enivrant dont j'aurais préféré me passer,
Je me laisse aller et heurte le fond,
Adieu à jamais,
Pour de bon.

***************************************************

J'ai l'impression de tourner en rond. Mes textes sont toujours les mêmes.
Lorsque j'ai écrit ce texte, j'avais pourtant les larmes aux yeux... Pa contre, aujourd'hui je ne me sens plus du tout dans cet état d'esprit. Je me sens mlieux, j'aime à nouveau la vie et je veux me battre pour elle...

~eithne

Nostalgie, qd tu nous tient...

Mardi 23 Mars 2004 à 17h03

J'ai vu S. aujourd'hui. "Hein, S.? Elle nous en avait encore jamais parlé de celui-là. Faut dire qu'à part écrire des poèmes débillissimes, elle sait pas fait grand chose la pauvre..." Merci.
Donc je disais que j'avais revu S. aujourd'hui. IL était ds ma classe l'année dernière. Quelqu'un de pas mal physiquement mais qui, malheureusement, n'a pas grd chose ds le ciboulo... Vous voyez le genre... Enfin, disons que la connerie est multipliée par 100 lorsqu'il est avc ses potes... A part ça, c'est quelqu'un de très sympa, très gentil.
Donc voilà, je savais qu'il avait un certain penchant pour moi, mais il ne s'est jamais rien vraiment passé de concret entre nous. (on se demande bien pourquoi *exaspérée*)
Et voilà qu'aujourd'hui je le revois avec ses potes... (des mecs de ma classe actuelle) Ils m'ont fait de grd signes à travers la vitre presque opaque (tellement crade) du tram. Du coup, je me suis rappelée tous les bons moments qu'on avait passées tous les deux l'année dernière et ça m'a mis du baume au coeur. Je regrette quleques fois de l'avoir envoyé chier comme je l'ai fait à certains moments...
Enfin, ce qui s'est passé est passé et je ne peux plus rien y changer...
Il est depuis en BEP, et nos chemins sont séparés pour de bons...
Nostalgie, qd tu nous tient...

~eithne.

La Voix des Anges

Vendredi 26 Mars 2004 à 16h29

J'entends la voix des anges,
Cette mélodie oubliée.
La candeur de leurs louanges,
Me rappelle les jours passés,
Et dont la nostalgie me démange,
Une vie dont j'ai déjà rêvé.

J'écoute la voix des anges,
Ce chant plein d'humanité
Leur Majestuosité étrange,
Me fait oublier la réalité.
Enfin, que Dieu me dérange,
Si je me perds dans cette immensité...

******************************************************

Pour ce texte, j'ai été inspiré par une titre d'un livre d'Anne Rice qui s'appel "La voix des Anges". Je tient à dire que je n'ai pas lu ce livre, et je ne pense pas avoir piqué l'idée à l'auteur...
Ce texte est tout droit sorti de mon imagination oh! combien farfelue !

Eithne*

Une vie de Dieu

Mercredi 31 Mars 2004 à 17h49

Rayon de soleil,
Une vie dans les cieux,
La lumière éclatante,
Quelle vie de Dieu...

C'est difficile de diriger la vie des gens,
Faut bien se consoler,
Alors on passe le temps,
Et on regarde défiler,
Les simples mortels, ces enfants,
De coeur, tous des empotés.

Les anges et les dieux devant,
Les hommes et les idiots derrière.
Qui n'a jamais rêvé pourtant,
De séjourner chez notre Père ?

On se marre bien au Paradis,
Dieu est un sacré blagueur.
Et ce n'est pas le Diable qui nous contredis,
Là-bas personne n'en a peur.
On le décrit comme simple d'esprit,
Une excuse pour glacer les cœurs,
Trop sensibles à mon avis,
Trouvez l'erreur.

Ah, elle est belle la vie de Dieu !
Ah, vivement ma mort, au nom de Dieu !

Suicide - On dit oui la mort

Lundi 5 Avril 2004 à 10h54

Hier après -midi, maison de repos dans une banlieu de St Etienne...

Petite visite chez "La Mamie", comme on a l'habitude de l'appeler. On se ramène ( ma mère et moi ) vers 3h30. Il ne fait pas bien beau, l'air est lourd et mon ventre aussi; apparemment, les tagliatelles de midi ne sont pas très bien passées.
Chambre 201, on fait 2 fois le tour du bâtiment pour enfin trouver la chambre. On frappe, on entre, I et C (mes deux tantes) sont déjà là, assisent de part et d'autre de la Mamie, qui, ma foi à l'air en pleine forme.
A peine arrivées que mes cousines ( ML et N ) accompagnées de leurs parents ( J ma tante et G mon parrain )s'amènent, une boîte de gâteaux à la main. On s'embrasse, on boit notre café tranquillement ( je ne sais pas si "tranquillement" est vraiment le mot approprié m'enfin...) et on papote, et on papote... Joyeusement.

Et puis, vint le moment où on demande des nouvelles, cette fois des mauvaises nouvelles. La Mamie demande à N comment va sa meilleure amie, M, dépressive et tout le bazar... N hésite, on la sent mal.
"Elle est morte"
"Morte?"
Silence lourd, lourd comme l'air d'aujourd'hui.
"Quand?" Mardi dernier.
"Comment?" Elle s'est suicidée en sautant du 13ème étage.
"Pourquoi?" Parce-qu'ado dépressive, elle avait déjà tenté de mettre fin à ses jours, parce-qu'on ne s'est pas assez occupé d'elle, parce-qu'on l'a envoyée dans un hôpital psychatrique alors qu'elle n'était pas folle, juste malade et qu'un centre spécialisé pour ce genre de maladie aurait été mieux approprié etc...

Une rage menvahit depuis hier, un désespoir aussi, une tristesse... Pourquoi?

Elle s'éclipse...

Suicide, quand on dit oui à la mort.

...

Samedi 10 Avril 2004 à 18h19

Un amour de silence. Merci.

Maussade

Mardi 20 Avril 2004 à 18h30

Quelle vie de merde quand j'y repense, heureusement que la musqiue est là pour me sauver...
En cours d'Anglais, S. une fille de ma classe habituellement hyper joyeuse et que j'adore, a éclaté en sanglots. Ca n'a pas duré longtemps mais ça m'a quand même fait un choc. J'ai eu beau la rassurer, lui passer une main dans le dos afin de la réconforter, elle n'a pas daigné me dire ce qui n'allait pas. Ca a peut-être un rapport avec O., une personne de sexe féminin et que j'apprécie moyennement. Elle est coléreuse, excessivement émotive ce dont j'ai horreur. La moindre remarque peut la vexer etc... Bref, une fille prise de tête à mort. Je vois pas pourquoi S. traîne avec elle m'enfin bon elle voit bien son affaire... O. a donc parler à S. en plein cour de français, lui a balancé des bouts de papier à tout va avec des mots par-ci, des mots par-là et puis au bout de moment, S. s'est donc mise à pleurer.
Bon tout ça pour dire que ça m'a carrément foutu les boules de pas avoir pu la rassurer et de pas savoir ce qu'O. lui a dit pour la faire pleurer ainsi... ( *soupir* )

Je suis donc d'humeur maussade, je souffre terriblement du quotidien... Et puis, le temps n'arrange pas les choses...

Bon on s'appelle, on se fait une bouffe, ok?

~Eithne...

Saute d'humeur

Lundi 26 Avril 2004 à 18h56

Pas grand chose à dire,
Ecrire pour ne rien dire,
Ou pour se soulager,
Arrêter cette masturbation de l'esprit
Qui me gagne aujourd'hui.
On écrit un poème à partir de rien,
On fait ça comme ça vient,
J'en connais un rayon sur l'improvisation,
La spontanéité et la réflexion.
Ce cocktail de sentiments m'aident à avancer;
M'empêchent de stagner,
De tourner en rond sans arrêt,
Sans que personne n'en soit remué.
On ne s'arrête pas pour penser, on écrit tout d'un trait,
C'est la spontanéité qui paye, alors on se laisse guider.
C'est seulement en lisant qu'on trouve les messages cachés,
On interprète sa pensée,
On espère un retour à la normalité,
Sans tomber non plus dans la banalité.
J'en ai vu des montagnes de mots,
Des centaines qu'on lançe en impro,
Voici le poème de ma vie,
Le plus ennuyeux jusqu'ici,
Excusez mon humeur,
Je vous promet de ne plus faire l'erreur,
De me jeter dans la gueule de l'écriture,
Car à cause de ça, j'arrête les ratures...

****************************************

C'était ma saute d'humeur...

Alala, je ne viens plus autant que je veux ici mais bon, quand je viens, j'essaye de parler un peu de ma vie, puisuqe c'est qd même le but d'un journal intime. Pourtant, je n'ai pas envie de parler de quotidien, de banalités, à faire pleurer, je ne savais pas quoi dire et pourtant je pense avoir réussi à faire passer le message que j'escomptais. Je me trompe?
Je trouve ennuyeux ce train de vie, une manière trop bien réglée de respirer, on est réglés à la seconde près... C'est désolant... Si qq1 d'autre est désespéré de son train de vie, qu'il me contacte, on essayera de se soutenir mutuellemnt lol...
Allez, j'arrête là le délire, j'ai quand même pas fini d'en rire, et me voilà partie dans les rimes, allons, bouclons cette bouvle avec frime... (n'importe quoi lol )

~eithne].

Pourquoi les gens [...] rentrent dans le moule ?

Jeudi 29 Avril 2004 à 18h52

Pourquoi les gens se sentent-ils obliger de rentrer dans le moule ? (et pourquoi existe-t-il un moule ? )

Non mais, sérieusement, on peut se poser la question. Prenons un exemple tout simple: le mariage. Pourquoi, lorsqu'on fréquente qq un depuis un certain moment, doit-on obligatoirement se marier avec lui ? Est-ce un sacrilège de vivre en concubinage ? Pourquoi est-on mal vu à cause de ça ?

Un autre exemple qui me concerne plus, moi, adolescente de 15 ans: chez les "teenagers" comme on les appelle, il y a les gens "in" et les gens "out".
Les gens "in", ce sont les populaires, "l'exemple" si j'ose dire ( oh! sacrilège ), les personnes qui mènent, celles dont on aimerait entrer dans leur groupe afin de se faire bien voir auprès des autres. Et puis il y a les gens "out", des personnes qui n'ont pas les chaussures de marque à 150 € à la mode, la cigarette à la bouche et la tonne de fond de teint ( c'est la mode citrouille à ce qu'on m'a dit )
Bref, sortez un peu du lot et vous êtes considérés comme "out". Et après, on OSE nous dire que non, on est tolérent, on accepte tout le monde, on n e regarde pas la façon de s'habiller etc... Et gnagnagni et gnagnagna... Non mais je vous jure, tous des hypocrites!!!

Je suis révoltée, l'uniformité m'exaspère, les moutons me font enrager et les bergers sont pitoyables. Je lance un appel à tous ceux qui se sentent concernés, à tous ceux qui veulent réagir, même si vous ne m'en parlez pas directement, pensez-y, réfléchissez à ça, je suis sûre que vous vous y retrouverez...

A bon entendeur... Salut!

~eithne]