Une nouvelle année. Un nouveau journal. Nouveau prénom aussi. Emily. Comme la mariée dans les Noces Funèbres.
J’ai une envie soudaine d’écrire. Ca faisait des mois et des mois que ça ne m’était pas arrivé, des mois et des mois que j’étais incapable d’écrire la moindre phrase, d’exprimer le moindre de mes sentiments par des mots. Je ne sais pas combien de temps je vais écrire, un jour, une semaine, un mois, un an, ni à quelle fréquence… Et je m’en fiche. C’est aujourd’hui qui compte.
Je n’ai pas pris de résolutions pour cette nouvelle année. Je me fixerais des objectifs au fur et à mesure des mois. Tout ce que je veux pour l’instant, c’est passer en 2ème année le mois prochain. Pour l’instant tout se passe plutôt bien mais je n’ai pas encore les résultats de l’exam de novembre, et puis, il me reste le dernier de l’année à passer lundi. Le plus long, mais surtout le moins évident pour moi. La cardiologie… Les révisions n’ont pas beaucoup avancé, à peine un peu d’anatomie. A cause des fêtes, j’ai pris énormément de retard, et il me reste toutes les pathologies ainsi que la pharmacologie à apprendre. Mais il est vrai que la présence constante de mon Homme à la maison depuis le début des vacances ne m’incite pas beaucoup à travailler. Il y a toujours mieux à faire. Mais pourtant, je ne veux pas me planter. Pas maintenant, pas si près du but. A moi de me prendre en mains et de travailler sérieusement ces quelques jours qui restent, au moins jusqu’au week end. Et puis, avec un peu de chance, ça passera, comme pour les autres exams auparavant. A voir… Mais pour une fois, j’aimerais me sentir prête la veille d’un examen et échapper à une belle crise de larmes le dimanche soir.
Avec Louis, on va « fêter » nos 1000 jours demain. Bientôt 3 ans que nous sommes ensembles. Déjà… Je suis vraiment heureuse avec lui. C’est un garçon formidable, extraordinaire et j’ai beaucoup de chance d’être à ses côtés. Je suis plus amoureuse que jamais et je crois vraiment en notre avenir. Voilà, encore quelques jours à passer en sa compagnie avant de le ramener chez lui. Lundi, il faudra reprendre le dur chemin de l’école. Je ne veux pas y penser. Je veux juste profiter de lui, de nous, de tout ce bonheur.