Etrangère, oui le mot est juste. C'est comme un conte de fée qui se termine en cauchemard. Une vie qui se déroule à coté de vous, MA vie qui se déroulait sans moi.
Alors on essais d'oublier, de « tourner la page ».
Je met des guillemets à l'expression car la vie n'est pas comme un livre car si elle l'était, il serai possible de réecrir plusieur pages. On aurait le droit de ne pas lire les pages qui nous font souffrir,nous aurions le droit de sauter des pages, le droit de les relires.
Il y en a même que je jetterai au feu.
Pourtant pour certain, la vie ce n'est pas se lever le matin d'un lit confortable, de prendre son petit déjeuner entre ami, de regarder la télé, de lire au coin du feu, de raconter des blagues... Non pour certain c'est plus que cela.
C'était le 11 décembre, je me promenais dans ma petite ville bien tranquille. J'avais décidé d'aller faire quelques courses.
Puis j'ai pris le bus (à l'arrét que je prends toujours, celui à coté de la poste ou l'on peut voir à travers la fenètre Madame F se faire engueuler par son chef!)
Vers 14h, je me trouver là. Un clochard était assis derrière moi sur le banc.
Il a voulu prendre le bus pour aller au théatre; mais il n'avait pas eu assez d'argent en faisant la manche, alors prise de pitié je pense envers lui, je lui est donné 40 centimes qui trainaient dans le fond de ma poche, surement que j'avais oublier de les donner à la quète.
Et puis je suis monté, il s'est assis à coté de moi.
Je n'étais pas rassuré à cause de tout ce qu'on entends dans les journaux, il y a de quoi devenir anthipathique. Ma mère m'a toujours dis de ne pas parler à un inconnu et pourtant ce jour là, je n'y ai plus pensé.
Il a senti que je n'étais pas à l'aise, il m'a sourit. Et puis il ma demandé ou je descendais pour savoir à quel moment il devait appuyer sur le bouton. Je lui ai dit " Au théatre", il m'a répondu " Moi aussi".
Et puis au bout de quelques minutes, il m'a dit d'un air calme " Tu te demande pourquoi je suis clochard n'est-ce pas?"
J'ai simplement affirmer ces dires d'un signe de tête. Et il est parti dans un récit dont il me manque la plupart des phrases.
En outre, il n'a pas était clochard toute sa vie, il a été marié mais elle est parti.
Il était comédien. Il aimait son métier mais "quand on se fait vieux, il n'y a plus de place pour tout le monde" qui disait.
Il parlait de façon abstraite et méthaphorique alors je n'ai pas tout compris, simplement que la vie pour lui c'était comme un bateau, on suit le courant et puis un jour une tempète et là, soit on se noie, soit on survis. Je l'ai regarder un long moment, juste assez longtemps pour voir qu'il avait les larmes aux yeux.
Puis il s'est levé, et là, la seule chose que je lui ai demandé c'est " Si vous pouviez refaire votre vie monsieur, vous changeriez ?"
Il a sourit une nouvelle fois et m'a dit " Tu sait petite, ma vie je l'ai choisi et je l'aime, la refaire en mieux, c'est pas possible. Non je n'y changerai rien, comédien m'a permis de vivre en paix un moment et cela me permettra de mourir en tranquillement"
La porte s'est ouverte et il est sorti.
Qu'est ce qui pouvait être tellement important aux yeux d'un homme pour qu'il devienne ainsi?
Sa passion, ma passion, le théâtre.