Indécise

Un journal de Journal En Ligne.com

Archive du journal au 15/11/2006.

Sommaire

27 Décembre 2004 à 18h47
Le début
28 Décembre 2004 à 20h15
Mr Personne
29 Décembre 2004 à 9h40
L'amour tue ?
31 Décembre 2004 à 14h37
L'étranger
3 Janvier 2005 à 19h55
Pas d'accord
4 Janvier 2005 à 19h55
Je ne te l'ai jamais dis mais...
8 Janvier 2005 à 13h59
Ma mort
14 Janvier 2005 à 19h23
Je voulais le premier !
6 Février 2005 à 11h10
Les larmes de mon coeur
7 Février 2005 à 9h23
Souvenir
27 Février 2005 à 12h27
Trop fatiguée
3 Mars 2005 à 20h12
J'ai honte ...
4 Mars 2005 à 20h10
Une fiche individuelle
7 Mars 2005 à 19h48
Des choses à dire
9 Mars 2005 à 14h44
Je sais qu'il n'osera jamais
23 Mars 2005 à 18h43
Petite ôde aux navets
23 Mars 2005 à 19h01
Petite expérience de la gravité
2 Avril 2005 à 13h50
I Believe In A Thing Called Love
21 Avril 2005 à 11h09
Un roman rose et noir
26 Juin 2005 à 12h13
La différence est une richesse

Le début

Lundi 27 Décembre 2004 à 18h47

Une page blanche, c'est ce que j'ai devant moi et qui me fait peur.
Le vide, dans ma vie, dans mon âme, dans mon coeur.
Je suis une fille pleine de joie, d'entrain, de rire, de passion et d'émotion mais parfois ça ne suffit pas. Non, ça ne suffit plus. Je lutte contre moi, contre tous. Je me dis que j'en est marre. J'en ai marre de cette vie, marre d'entendre mon frère jouer de la batterie, marre d'entendre mes parents se disputer, marre d'entendre cette voie qui me dis de ne pas faire ceci ou cela.
Jusqu'à la une chose et une seule me retenez à la surface, le théâtre.

Oui, le théâtre, une passion que j'ai une folie, une énergie interieur, une flamme dans mes yeux. Etre quelqu'un d'autre. Qui n'a jamais souhaité devenir petit, grand, blond ou brun. Moi je l'ai souhaité. Mais à cause de certaines règles inébranlables j'ai perdu la parti, j'ai vu inscrit en lettre d'or dans mon esprit "Game over".
Je ne suis pas mal dans ma peau, au contraire beaucoup de gens autour de moi dise qu'ils aimeraient être aussi jolie que moi.
Mais pourquoi faire? Pour devenir mannequin, quelle belle fable, pouvoir avoir des tas de prince charmants quelle belle utopie!
Non, ça ne sert à rien. Mannequin ça bouffe la vie et les princes se transforment en amant.

L'Amour, l'Amour avec un grand A comme l'on dit.
J'ai eu la chance de le connaitre mais maintenant il est parti me laissant seul ici, dans ce pays ou je me sent comme étrangère.

Mr Personne

Mardi 28 Décembre 2004 à 20h15

Etrangère, oui le mot est juste. C'est comme un conte de fée qui se termine en cauchemard. Une vie qui se déroule à coté de vous, MA vie qui se déroulait sans moi.
Alors on essais d'oublier, de « tourner la page ».
Je met des guillemets à l'expression car la vie n'est pas comme un livre car si elle l'était, il serai possible de réecrir plusieur pages. On aurait le droit de ne pas lire les pages qui nous font souffrir,nous aurions le droit de sauter des pages, le droit de les relires.
Il y en a même que je jetterai au feu.
Pourtant pour certain, la vie ce n'est pas se lever le matin d'un lit confortable, de prendre son petit déjeuner entre ami, de regarder la télé, de lire au coin du feu, de raconter des blagues... Non pour certain c'est plus que cela.

C'était le 11 décembre, je me promenais dans ma petite ville bien tranquille. J'avais décidé d'aller faire quelques courses.
Puis j'ai pris le bus (à l'arrét que je prends toujours, celui à coté de la poste ou l'on peut voir à travers la fenètre Madame F se faire engueuler par son chef!)
Vers 14h, je me trouver là. Un clochard était assis derrière moi sur le banc.
Il a voulu prendre le bus pour aller au théatre; mais il n'avait pas eu assez d'argent en faisant la manche, alors prise de pitié je pense envers lui, je lui est donné 40 centimes qui trainaient dans le fond de ma poche, surement que j'avais oublier de les donner à la quète.

Et puis je suis monté, il s'est assis à coté de moi.
Je n'étais pas rassuré à cause de tout ce qu'on entends dans les journaux, il y a de quoi devenir anthipathique. Ma mère m'a toujours dis de ne pas parler à un inconnu et pourtant ce jour là, je n'y ai plus pensé.
Il a senti que je n'étais pas à l'aise, il m'a sourit. Et puis il ma demandé ou je descendais pour savoir à quel moment il devait appuyer sur le bouton. Je lui ai dit " Au théatre", il m'a répondu " Moi aussi".
Et puis au bout de quelques minutes, il m'a dit d'un air calme " Tu te demande pourquoi je suis clochard n'est-ce pas?"
J'ai simplement affirmer ces dires d'un signe de tête. Et il est parti dans un récit dont il me manque la plupart des phrases.
En outre, il n'a pas était clochard toute sa vie, il a été marié mais elle est parti.
Il était comédien. Il aimait son métier mais "quand on se fait vieux, il n'y a plus de place pour tout le monde" qui disait.
Il parlait de façon abstraite et méthaphorique alors je n'ai pas tout compris, simplement que la vie pour lui c'était comme un bateau, on suit le courant et puis un jour une tempète et là, soit on se noie, soit on survis. Je l'ai regarder un long moment, juste assez longtemps pour voir qu'il avait les larmes aux yeux.
Puis il s'est levé, et là, la seule chose que je lui ai demandé c'est " Si vous pouviez refaire votre vie monsieur, vous changeriez ?"
Il a sourit une nouvelle fois et m'a dit " Tu sait petite, ma vie je l'ai choisi et je l'aime, la refaire en mieux, c'est pas possible. Non je n'y changerai rien, comédien m'a permis de vivre en paix un moment et cela me permettra de mourir en tranquillement"
La porte s'est ouverte et il est sorti.

Qu'est ce qui pouvait être tellement important aux yeux d'un homme pour qu'il devienne ainsi?

Sa passion, ma passion, le théâtre.

L'amour tue ?

Mercredi 29 Décembre 2004 à 9h40

Lorsque votre petit(e) ami(e) vous dis qu'il (ou qu'elle) ne veut pas vous perdre et que quelques instants après il (ou elle) vous dit que son amour le (ou la) tue, vous faites quoi?
Rien.
Ou du moins pas grand chose je suppose.
Moi j'ai la facheuse manie de vouloir tout comprendre, alors je suis restée omnibulé par cette phrase : " L'amour me tue".
Merde alors; mon amour le tue? Pourquoi? Qu'est ce qu'il veut que je fasse? Je peux peut être l'aider, non?

Ce n'est qu'une infime partie des questions qui ont trottées dans ma tête pendant longtemps.
Au bout d'un an ensemble, l'amour qu'il éprouve pour moi le tue !
Quel comble! Ironie du sort?
Peut-être.

Il n'avait pas assez de temps pour me dire qu'il allait bien.
Ou juste une fois, après avoir passé 10 jours chez moi je reçois: "Bien rentré, long trajet, je t'aime" Après ça plus rien.
Il faut dire que dans le genre compliqué je suis championne.
Car je ne vous ai pas tout dit.
Je suis française, Il est néerlandais.
J'habite M. Il habite Rotterdam.

De toute façon maintenant c'est trop tard. C'est moi qui fut obligée de mettre un point à notre histoire.
C'est lui qui avait un problème et c'est moi qui l'ai résolu.
Quand on est ensemble, on l'est jusqu'au bout.
Maintenant, je n'ai plus de nouvelle.
... à croire que lui a réussi à gommer un chapitre de sa vie...

L'étranger

Vendredi 31 Décembre 2004 à 14h37

C'est la fin. Enfin j'en suis pas sûre, il va être pendu?
Sûrement.
Je suis en train de parler de mon livre préféré.
Oui c'est l'étranger de Camus mais ne me demandait pas pourquoi.
Sinon je vous répondrais que je n'en sais rien.
Est-ce qu'un livre vous à déjà hanté? Hanté dans le sens omnubiler, vous a occupé l'esprit ?
Moi oui, lorsqu'Albert Camus décrit son personnage j'ai l'impression que c'est moi.
Est-ce moi qui m'identifie à lui?
Certainement.
Quand on pense très fort à quelque chose, on finit par y croire réellement.
Comme cette dame qui habite à quelques minutes de chez moi.
Elle est persuadé que son chien lui parle.
Et si c'était vrai?
Moi je l'a croit.
Lorsque Galillée a dit que la Terre était ronde, on l'a cru?
Non.
Il a du renier pour qu'on ne le croit pas fou.

A toi de voir...

Pas d'accord

Lundi 3 Janvier 2005 à 19h55

La bétise, la vulgarité la violence des programmes...C'est inouï!
On ne peut plus allumer son poste sans voir...
Les dessins animés japonais... Vous avez déjà regardé un de ces dessins animés japonais?
Ce n'est pas seulement ue question de programme... C'est la télé en elle même...Cette facilité, cette pacivité du spectateur...
Oui, on allume, on s'assied...
On zappe
Ca permet au moins d'éviter la publicité.
Même pas, ils ont mis au point des programmes synchrones.
Tu quittes une pub pour tomber sur une autre.
Quelquefois la même!

Lire, évidemment, lire c'est autre chose, lire est un act.
La porte qui grince t'annonce que tu dois avoir peur au cinéma.
Dans la lecture il faut imaginer tout cela.

Ce qui me frappe moi, c'est le nombre de temps passé par un goss devant la télé. Environ deux heures par jour et huit à neuf heures pendant le weekend.

Vous êtes pas d'accord avec moi?

Je ne te l'ai jamais dis mais...

Mardi 4 Janvier 2005 à 19h55

Ca fait 13 mois... jour pour jour que tu es parti.
Dans un avion en partance du burkina Faso.
Je ne te l'ai jamais dis mais...
tu me manques... beaucoup.
La vie là-bas? La misère.
D'ailleur tu m'a promis de revenir n'est ce pas?
N'est ce pas?
Tes éclats de rire, ton putain de sale caractère.
Désolé pour la vulgarité employé mais c'est vrai...
Un putain de sale caratère!
Ici, tout va bien. Julie se débrouille à en cours.
Céline et toujours avec Kevin.
Mr. B. est toujours aussi bavard.
Tu te souviens quand on était goss, mon frère et son copain, Paul.
Moi je m'en souviens, ils avaient grimpés tout en haut de l'arbre.
Et nous pour faire comme eux on a grimpé.
Il sont redescendu plus vite que nous et se sont mis a crier:
"On vois ta culotte" "On vois ta culotte"
Même toi tu riais.

Pourquoi t'es parti?

Je sais on y peut rien, tu disais même qu'il faut profiter de chaque opportunité.
Tu pensais à tout.
La vie on en a pas deux.
En tout cas c'est ce que tu dis sur le film qu'il me reste de toi.

J'espère que tu en profite bien de la vie ou tu es.
Ici, rien n'a changé.
La bétise humaine continu.

Ne t'en fait pas, si tu te sens seul, j'arrive.
Dans quelques années je serai avec toi pour l'éternité.
Et on continura toute les deux à regarder le temps passer.

I love you forever
I like you for always
As long as i'm living
My baby will be.

Mon coeur est soulagé, ton âme c'est envolé.
Maintenant j'en suis sûre, oui je t'aimais.

Ma mort

Samedi 8 Janvier 2005 à 13h59

Tout autour de moi, c'est noir.
J'ai ouvert le yeux et je me suis levé.
Je suis transparente.
Des visages, c'est ce que j'ai vu en premier. Des visages inconnus.
Personne ne pleuraient. J'ai seulement entendu dire:
" Faut pas la laisser longtemps à l'air libre, elle va exploser "
Et puis des tas de trucs sans importance, des termes administratifs.
Je vois mes amis avec un sacré coup de vieux à tel point que je n'arrive pas tout à fait à distinguer qui est qui.
Pas une larme, pas un remord.
Les fleurs ! Ah oui, ça il y en a, plus que je n'en n'ai jamais eu.
A croire qu'ils essaient de s'excuser de ne pas pleurer.
Je me retourne, et là! L'horreur!
Je me suis vu dans le miroir.
Bien sûr, je devais avoir une 40 années de plus mais ça, ça n'était rien.
Mais le pire c'est que ...oui, c'est que je n'ai pas de paupière.
Non, je ne peux pas cligner des yeux.
En y réfléchissant bien, ça ne me sert plus à rien quand on est mort.
De toute façon, j'ai beau être devenu, la femme la plus hideuse du monde, personne ne peut s'en rendre compte car je suis là, toute seule dans un monde ou je suis prisonnière.
Je me suis assise sur une chaise en attendant l'heure ou mon âme serait appelée.
Et c'est là qu'un bruit perçant ce fit entendre.
Un bip qui résonnait dans ma tête sans que je puisse l'arréter.
Un réveil, mon réveil indiquant" 7h10"
Est-ce ma mort qui venait de sonner ou simplement le début de ma journée?

Je voulais le premier !

Vendredi 14 Janvier 2005 à 19h23

On prend conscience de la valeur des choses une fois qu'on la perdu.

Cette phrase me semblait flou ou du moins sans intérêt jusqu'à ce que ...
Ou plutôt jusqu'à ce qu'il ...
Eh oui, mon cher "ami" hollandais n'a apparement pas réussi à gommer une page de sa vie.
Mais moi, oui MOI, j'ai décidé de sauter certaine page, et lui en fait parti.
Alors, c'est bien jolie de penser à moi maintenant.
J'aurais préférer qu'il y pense avant.
Oui ça aurait été mieux.
Tellement mieux...
On me répète sans arrête : "C'est la vie, ça va ça vient, si tu loupes le premier train prends le deusième"

Oui mais je voulais le premier.
Celui avec qui j'aurai pu imaginer la fin de mon histoire, celui avec qui j'aurai rajouté des chapitres, et même pour lequel j'aurai pu tout brûler...sans regret...

Bref, le chapitre est clos, en tout cas jusqu'a ce que mes larmes cesse de couler sur le papier et de tout effacer.

Les larmes de mon coeur

Dimanche 6 Février 2005 à 11h10

Faire un journal c'est vivre dans le présent, c'est boire son océan goutte à goutte, par crainte de le traverser à la nage.
On ne fait un journal que lorsque les passions sont éteintes, ou qu'elles sont arrivées à l'état de pétrification qui permet de les explorer.

Du moment que la vie est supportable, il n'y a pas à l'examiner.
On gâterait un jour de calme en y regardant de près.
C'est pourquoi je me réjouïe de ne point trop écrire.

L'heure de ma mort est en train de sonner.
Chaque jour qui s'écoule frappe un coup et dans trois jours, le dernier coup ébranlera encore l'air vital autour de moi.
Alors s'ouvrira une tombe où ma jeunesse et mes amours descendront pour jamais.
Et que serais-je ensuite?
Un spectre errant d'une rive à l'autre. Un hiver sans fin.
Une autre que moi même.

Il faut plus de courage pour franchir le seuil de la vie des passions et pour entrer dans le desepoir que pour avaler la ciguë.

Tu es le seul à pouvoir me sauver, détourne de moi ces affreuses tentations!
Protége moi donc!
Pourquoi as tu fait repasser devant moi ce fantôme de mes nuits brûlantes, ange de mort, amour funeste.
Oh que je t'aime encore, toi, assassin.
Que tes baisers me brûle donc vite et que je meurt consumée.

Oh mon ange,mon amour, je veux qu'un jour tu lises ces pages et que tu vois combien je t'ai aimé.
Oh mes larmes , larmes de mon coeur, signez cette pages et que les siennes me pardonne de ce que je vais faire.

Souvenir

Lundi 7 Février 2005 à 9h23

Je me souviens que souvent j'allais passer d'incipides soirées chez des gens plus insipides encore.

J'avais juste quelques kilomètres à faire pour rentrer chez moi et , toutes les semaines, il m'arrivait de me trouver seul sur la route, de minuit à deux heures du matin.
C'étaient a peu près les seules heures de rêverie et de solitude absolue qui pouvaient trouver place dans une vie aussi assujettie que la mienne.

Je réfléchissait alors à ma situation, j'examinais ma destinée, j'interrogeais mon caractère et je le comparais à ceux dont j'étais entourée.

Il me semblait qu'une immense distance les séparé de moi, un gouffre infranchissable.
Et pourtant on se ressemblait tous par un point, la médiocrité.

Cette penssée me jetait dans un profond dégout de moi même.

Qu'ai-je fais qu'ils ne puissent faire ou qu'ils fassent mieux que moi?
Qui me prouvera que je suis au dessus de ces gens là?
...

Toi?

Trop fatiguée

Dimanche 27 Février 2005 à 12h27

J'ai pas d'inspiration, je rêve d'aller me coucher.
J'en ai marre des questions...
Hier soir ou ce matin on m'a demandé:
" Tu as un copain?"

J'ai éviter la question
Je suis incapable de répondre. Bizard?

Non ... enfin Oui, plus ou moins.

Quand on se parle on se dit qu'on s'aime mais le problème c'est que l'on ne se parle que très rarement, trop rarement.

On ne se voit pas, je sais que je vais faire une bétise si je reste avec lui.
Mais je ne peux pas faire autrement, mon amour pour lui est trop fort.

Je hais cet amour.
Si seulement je pouvais revenir en arrière et ne jamais croiser son chemin.

J'ai honte ...

Jeudi 3 Mars 2005 à 20h12

C'est moi qu'il attend: et moi, du haut du pont, je le regarde m'attendre.
Il fait froid, de ce froid humide plus froid que le froid.
Du haut du pont je comtemple le plus beau spectacle que puisse imaginer un être humain.
Il parait si concentré dans son attente qu'il ne prend garde à rien autour de lui.
Et moi, je retarde l'instant où je vais le serrer dans mes bras, pour savourer encore ce plaisir, je le regarde encore m'attendre.
Ce plaisir est si grand, l'émotion qu'il fait naitre en moi est si forte que c'est de ce moment que je me souviens après tellement de temps.

J'ai honte.
Comment suis-je descendu? L'ai-je appelé?
Ai-je descendu les marches quatre à quatre?
A-t-il levé les yeux?
Est-ce qu'il m'a vu le premier?
Je voudrait être certaine d'avoir crié du haut de ce pont, je voudrais être sûre que c'est bien moi qui est fait le premier geste.

Mais je ne m'en souviens plus ...
Et cela me fait honte.

Une fiche individuelle

Vendredi 4 Mars 2005 à 20h10

Aujourd'hui je suis retombé sur une fiche.
Vous savez le traditionnelle fiche de la rentrée

Souvenir:

"J'ai toujours été nul en math..."
"Les langues ne m'intéressent pas..."
"Je n'arrive pas à me concentrer..."
" Je ne suis pas bon pour écrire..."
"Il y a trop de vocabulaire dans les livres..."
"Je ne comprends rien à la physique..."
"J'ai toujours eu zéro en orthographe..."
"En histoire ça irai mais je ne retiens pas les dates..."
"J'aimerai bien dessiner mais je ne suis pas trop doué pour ..."
"C'est trop dure pour moi..."
"Je n'ai pas de mémoire..."
"Je n'ai pas de mots..."
" Je suis Bête , oui, TRES BETE !"

Finis, c'est ainsi qu'ils se représentent.
Finis avant d'avoir commencé.

La fiche individielle comme le journal intime tient plus de l'autocritique: on s'y noircit d'instinct.
L'école leur aura au moins appris cela: Le confort de la fatalité

Et l'aveu que les livres contiennent "trop de vocabulaire" qui sait ?vous mettra peut-être à l'abri de la lecture...

Des choses à dire

Lundi 7 Mars 2005 à 19h48

Des choses que je ne dirai sans doute jamais
Des choses que je ne dirais peut-être jamais
Des choses que je ne dirais surement jamais

Des choses dont je ne sais pas si je les ai dites
Des choses dont je ne sais plus où et quand je les ai dites
Des choses dont je voudrait oublier que je les ai dites
Des choses dont je ne sais pas si je les dirai un jour
Des choses dont je ne sais pas si je suis capable de les dires
Des choses dont je ne sais pas si je serai capable de les dires
Des choses que je pourrai dire mais que je ne dis pas
Des choses que je ne dis pas maintenant mais que je dirai peut-être un jour
Des choses que j'ai dites un jour mais que je ne dirai plus maintenant
Des choses qu'il faudrait que je dise
Des choses qu'il ne faudrait pas que je dise
Des choses que je n'aurais pas dû dire
Des chose dont je ne sais pas pourquoi je les ai dites

Des choses que je n'arrive pas à dire
Des choses que je n'arriverais jamais à dire
Des choses que je n'ai pas le droit de dire
Des choses que j'aurais plutard le droit de dire
Des choses que je dis à l'un alors que je devrais les dire à l'autre
Des choses que je n'arrête pas de dire
Des choses que je n'arrête pas de taire
Des choses que je tais trop souvent
Des choses que je dis mais que je n'écrit pas
Des choses que j'écris mais que je ne dis pas
Des choses qui s'écrivent mais qui ne se dise pas
Des choses que personne sauf moi ne comprendre

Des choses écrites à l'encre blanche
Des choses écrites en language crypté
Des choses écrites sous verrou
Des choses écrites pour changer le monde
Des choses écrites puis effacé
Des choses écrites pour me mettre à l'abris
Des choses écrites pour me mettre nue...

Des choses écrites pour ne pas les dire
Des choses écrites pour un peu moins mourir
Des choses écrites pour le fric.
Des choses écrites parce qu'il n'y a pas d'autre moyen.
Des choses écrites parce que bon qu'à ça
Des choses écrites dans l'urgence

Le mot " chose " est utile, il permet de dire des choses ...

Je sais qu'il n'osera jamais

Mercredi 9 Mars 2005 à 14h44

Pourquoi n'as tu pas osé?
Pourquoi ne m'as-tu jamais demandé ça? Quand pour la première fois m'as-tu posé une question? Quel est ton rouge préféré?Quel est le dernier livre que tu lisais?
Est ce que tu m'aimes? A qui s'adresse tes questions?
Poses-tu des questions parce que tu as peur d'y répondre? Qui pourrais répondre à ta place?
Si tu savais que toutes les réponses sont possibles continurais-tu à poser tes questions?
Est ce qu'on t'a déjà posé une question interessante? inutile?
Est ce que tu m'aimes?
Est ce que tu as déjà donné une réponse qui répondait réellement à la question?
Qu'est ce qu'une question?
Pourquoi la question de la question ne se pose que maintenant?
Est-ce le moment de se poser des questions?
Est ce le moment de poser des questions?
Comment doit-on tourner une phrase pour qu'elle devienne une question?
Pourquoi ne suffit-il pas juste de mettre un point d'interrogation?
Aimes-tu les chemises en soies? Portes-tu des chemises en soies? Tu m'aimes?
Pourquoi oublier que tu as posé une question?
Pourquoi n'as tu pas obtenu la réponse à ta question?
Comment appelle t'on une question à laquelle on ne peut répondre que par "peut-être"?
Peut-être est ce une réponse?
Pourquoi ne poses-tu pas la seule question à laquelle je veux répondre?
Pourquoi ne me le demandes-tu pas?
Qui sommes nous?
D'où venons nous?
Tu m'aimes?
Je me demande comment je réagirais si à ton tour tu revendiquais de me poser une question?

Et dabord, quelle question?
Serais-je capable d'imaginer la question que tu imagines me poser?
Qui es -tu pour ne pas me poser de questions?
Pourquoi ne veux-tu pas dire oui ou non...

Tu m'aimes?

Moi non plus de toute façon...

Petite ôde aux navets

Mercredi 23 Mars 2005 à 18h43

Ils étaient beaux, frais, lavés de près
Très chics pour des navets
J'y ais mis du mien pour qu'ils se sentent bien
Pelés, émincés, papouillés, persillés
Le problème est-il que j'aie voulu les flamber ?
Navets, navets ! pourquoi m'avez-vous abandonnée ?
Ma mansuétude est grande, malgré ma solitude.
Soit. Je l'admets.
...

Les navets on le droit de se suicider.

Petite expérience de la gravité

Mercredi 23 Mars 2005 à 19h01

Il m'est tombée dessus à la quatrième ou cinquième chanson.
Jusqu'ici, à chaque fois qu'un XY m'était tombé sur la tête, ca a plutot été des chutes célestes.
De celles dont on ressort avec le coeur plus grand d"une taille.

Pas cette fois.

Je venais à peine de me remettre de mon émotion-primaire-limite-lacrymale-post-début-de-concert.
Ce grand couillon a choisi ce moment précis pour faire l"étoile de mer au-dessus de la foule avec une confiance insolente en l'humanité présente.
J'aurais du faire comme les autres, jouer les coraux porteurs consentants, lever les bras, lui mettre un grand coup dans les fesses et faire passer à mon voisin.
Seulement voilà.
Je l'ai pas vu venir.
Je n'ai pas levé les bras.
Il m'a ratatinée.

I Believe In A Thing Called Love

Samedi 2 Avril 2005 à 13h50

[img] http://www.monphotoservice.com/VOLUME043/942yfp/4wtrxmetm8/image/tl4s_10288869.jpg[/ img]

Marie-Laure, une fille imprévisible extravagante ( tout à gauche)
Julie, elle vit dans un autre monde, celui ou tout le monde est gentil ( au milieu)
Moi, un peu tête l'air et pas les pieds sur terre.

Je ne pense pas vouloir couper les ailes que j'ai dans le dos pour le moment.
On me dit que je suis joli, ça me fait sourir.
On me dis que je suis moche, ça me fait sourir

Surement car j'écoute pas vraiment ce qu'on me dis.. Je veux juste imaginer les paroles.
Si je pouvais découper ma vie en chapitre comme on arrive à le faire en écrivant un livre, je pense en consacrer un sur toi.
J'ai une image devant les yeux qui retrécie peu a peu, tu ne devient plus qu'un souvenir.

Sorry...
I'm a question to the world
Not an answer to be heard
Or a moment that's held in your arms
And what do you think you'd ever say?

Je trouve ça tellement plus beau les poêmes d'amour en anglais

I Believe In A Thing Called Love

Un roman rose et noir

Jeudi 21 Avril 2005 à 11h09

Elle descendait d'un train du Sud Nord
Elle n'avait jamais quittée son île encore
La Sicile était son rivage et la famille son paysage
La mer et le volcan ses seuls trésors
Il attendait dans le froid seul sur le quai
comme un ami un frère pour l'excortée
Et même s'il ne parlait pas sa langue
Ils se comprenaient comme on tremble
comme quand on sait
que le destin vient de passer.
Il regardait la vie comme un chemin
Ou l'on ne se perds quand se lachant la main
Bienque les nuits est étaient plus froides
Ceux qui les unit est leurs chagrins

C'est une belle histoire nait d'un roman rose et noir
Tout les sépare même le hasard
...
Ma plus belle histoire
Je suis née dans leurs regards remplis d'espoir
C'est le hasard...

La différence est une richesse

Dimanche 26 Juin 2005 à 12h13

'' Plusieurs centaines de milliers de personnes ont défilé à Paris pour la traditionnelle "Marche des fiertés homosexuelles" qui a mis en avant la revendication d'un droit au "mariage" et à la "parentalité".''

Voilà la une d'un journal... Il y a 50 ans les femmes faisaient la même chose.

Des gens comme vous et moi se sentent obligé de défilé dans la rue comme des bêtes curieuses.

En quoi cela nous dérange de voir des gens heureux?

Homme ou femme, vous qui lisait cet article de journal assis en toute quiètude

dans vos siège, ne perdez jamais de vue que le but de l'être humain de viser le bonheur.

La différence est une richesse.

Gravez ces mots dans votre coeur Pensez-y chez vous , dans la rue En vous couchant en vou levant, Répétez les à vos enfants Ou que votre maison s'écroule Que la maladie vous accable Que vos enfants se détournent de vous.