Et si ...

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Archive du journal au 15/11/2006.

Sommaire

15 Septembre 2005 à 22h39
J'ai pris un bain !
16 Septembre 2005 à 20h02
grammes
19 Septembre 2005 à 12h04
Maître de sa vie
20 Septembre 2005 à 20h07
divers

J'ai pris un bain !

Jeudi 15 Septembre 2005 à 22h39

Je viens de prendre un bain. Rien d'extraordinaire en apparence. Et pourtant ... un mois que je n'ai pas pris de bain. Rassurez-vous ! Je prends des douches. Mais depuis un mois, plus de bain ... signe que mon moral flanche. J'adore les bains, et quand je vais super bien j'en prends un chaque jour. Après mon bain, je pensais que mon moral serait en hausse ("un bain, et ça repart !". Il n'en est rien. Je pourrai prendre l'excuse de mon bébé, s'occuper d'un bébé demande du temps, de l'énergie. Mais non, ça vient de moi. La naissance de mon fils a été un déclencheur .. depuis sa naissance qui remonte à plus de sept mois, je pense très souvent à la mort, à la disparition de l'être humain, au sens de la vie sur terre. Tout ou presque me parait futile, sans grand intérêt, sauf l'amour. Je croyais avoir résolu "le problème" en lisant un tas d'ouvrages sur la vie après la mort. Je suis convaincue qu'il existe "quelque chose après"... mais en attendant j'ai l'impression de voir les gens sous un autre angle, de voir ma vie professionnelle également sous un autre angle. Bref, je m'enferme avec mes reflexions. J'ai le sentiment que tout le monde vit sans penser à "après", d'un autre côté je vois mal les gens me parler de leurs convictions au sujet de l'"après" ... J'ai certainement peur de partir avant de voir grandir mon fils, mais si je pousse mon raisonnement aussi loin que possible, si je disparais, normalement je n'aurai plus peur .. par contre imaginer son enfant vivre sans sa mère (ou son père) m'attriste ... Je ne peux rien y faire ... je m'interroge vraiment sur l'apparition de l'homme : pourquoi ? comment ? que de questions ...

grammes

Vendredi 16 Septembre 2005 à 20h02

82, peut-être 83 kilos ... voilà mon poids à quelques grammes près. Et ça me rend triste ... je n'ai jamais atteint ce poids, je ne m'aime plus. C'est un vrai calvaire le matin de se lever et de choisir ma tenue pour aller au boulot, plus grand chose me va ... chaque jour je me dis : allez commence ton régime, et chaque jour je remets ça au lendemain. Je croyais qu'il y aurait un déclic. Mais non. Mon copain m'aime ainsi. Pffffff ... Je ne me sens pas capable d'entreprendre et de réussir un régime. Je n'arrive pas à visualiser le résultat. J'appréhende ce dimanche car l'o baptise mon fils. Des photos seront prises, un petit film sera tourné, et je serai deçue. Lorsque je vais regarder les photos, je vais me maudire, me disant que décidement, je n'assure pas...

Maître de sa vie

Lundi 19 Septembre 2005 à 12h04

Le baptême s'est bien passé, je suis "bien" sur les photos, à quelques détails près ... Néanmoins, je me dis que dans un an, voire moins, je serai fière de moi. Pourquoi ? ... J'en ai marre, marre, marre de me plaindre, je ne me reconnais pas en cette personne qui se plaint continuellement. Je suis maître de ma vie, si celle-ci me déplait, il ne tient qu'à moi d'en faire une qui me plaise. Donc je serai fière de moi car à compter de maintenant lundi 19 septembre 11 h 55 j'ai décidé de me prendre en main. Côté physique et côté psychologique. Même au niveau du boulot, où j'ai pas mal de merdes ... qui devront se resoudre progressivement. De toute façon ça ne sert à rien que je fasse des heures supp (non payées) que je me mine le moral, parce que les gens avec qui je travaille prennent leur décision à la dernière minute. Non mais !!! puis si ça leur plait pas, qu'ils me changent de poste. J'ai changé de poste (suite à une mutation) et j'ai attéri à un poste où la personne que j'ai remplacée était là depuis 23 ans, elle m'a à peine expliqué les fonctions qu'elle exerçait (c'est dans la fonction publique). Je découvre chaque jour mes nouvelles attributions. Mes collègues ne comprennent pas que j'ai besoin d'un temps d'adaptation, ils pensent que je suis déjà opérationnelle. Je suis donc bien occupée. Depuis le début (j'ai commencé ce poste en juillet) je reste un peu plus longtemps chaque soir pour me former. Mais là je sature, après tout le temps de formation est compris dans les heures de travail. Je travaille depuis 6 ans et au début j'étais la gentille employée modèle qui disait oui à tout .. contrairement à d'autres qui affichaient clairement leur position. Et depuis que j'ai rencontré une super nana qui m'a dit clairement que j'étais une bonne poire et qui m'a montré comment ne pas se laisser faire, tout en restant correct, je manifeste davantage mon mécontentement quand il y a lieu de le faire, de façon diplomatique, bie entendu !! Aujourd''hui je me sens pousser des ailes ...

divers

Mardi 20 Septembre 2005 à 20h07

Journée maussade côté boulot. Chaque jour je me dis que ce boulot n'est pas fait pour moi ! Mais, je ne sais pas dans quelle direction m'orienter. J'ai choisi la fonction publique parce que je ne savais pas quoi faire, du coup j'ai tenté des concours, j'en ai réussi un, et voilà ... je suis dedans. Pourtant, je n'ai pas l'air épanouie .. je crois que le contact des gens me manque. Les gens avec qui je travaille sont à mes yeux chiants, trop sérieux ... J'ai commencé à surveiller mon alimentation : légumes, fruits, et moins de graisse. Dans un an, je me marie et si je n'arrive pas à perdre du poids, je vais vivre le jour de mon mariage, comme un échec .. J'ai recontré mon futur mari il y a 6 ans en colonie, j'étais animatrice et lui s'occupait de l'équipe d'animation. Nous pensions que c'était une petite histoire d'amourette de vacances, et quand la colonie s'est terminée, j'ai eu envie de le revoir et lui aussi. Pendant trois ans, nous étions séparés par 1000 km, cause études, nous vivons ensemble depuis bientot trois ans et avons un petit garçon de 7 mois et demi. Parfois il me gaaaave (je dois avoir un problème avec les gens...), il m'énerve, il me rend dingue !!! mais c'est la personne avec qui je veux vivre le reste de ma vie. Dès la première année, j'ai su au fond de moi que c'était LUI. Sa famille (surtout sa mère) a mis 5 années à m'accepter ... et depuis la naissance du petit bout, je suis intégrée, marrant ce qu'une naissance peut changer. Je n'ai jamais demandé à ma belle mère pourquoi elle me rejetait ... je n'ose pas, je n'ai pas envie de raviver des souvenirs pénibles. Parfois j'aimerais que le temps s'arrête ... rien que pour profiter pleinement de ces joies familiales, lorsque je vois les yeux remplis d'étoiles et les sourires des papis et mamis à l'égard de mon enfant, je suis toute émue, j'en ai les larmes aux yeux. Et puis après, je me dis qu'un jour ils disparaitront et là, ça fait mal !