SOS, je me noie en moi...

Un journal de Journal En Ligne.com

Archive du journal au 25/12/2007.

Sommaire

11 Avril 2007 à 12h09
Pensine
26 Avril 2007 à 13h11
...
30 Avril 2007 à 14h26
Recommencement
9 Mai 2007 à 18h56
Horizon sombre
13 Juillet 2007 à 21h26
Vendredi 13
15 Juillet 2007 à 10h27
Prénoms
18 Juillet 2007 à 20h57
I have a dream

Pensine

Mercredi 11 Avril 2007 à 12h09

Je ne me sens pas bien du tout. Et en plus, ils tournent tous autour de mon bureau au moment où je voudrais qu’on me fiche la paix. Beaucoup de choses me tournent dans la tête en ce moment. L’argent, pour commencer ; je me suis encore mise dans les problèmes et je ne sais pas si j’en sortirais un jour. Je dépense trop, je fais trop de caprices et je suis trop lâche ou paresseuse, ou les 2, pour faire mes comptes. Rien n’y fait, je n’y arrive plus. Je préfère rester dans l’ignorance d’une situation que je ne contrôle plus, dont je n’ai jamais vraiment eu le contrôle, plutôt que de connaître l’étendue des dégâts et d’agir en conséquence. J’accuse beaucoup de choses ou de gens de cette situation, à commencer par la « stricteté » de mon père à cet égard, mais c’est une explication qui ne me suffit plus. Je sais bien que tout ça c’est des caprices, que si je ne me cédais pas à moi-même en permanence les choses changeraient, mais voilà : il me faut tout de suite ce que je convoite, je ne peux pas attendre. Et je laisse Jo rétablir ses comptes pour me mettre moi-même dans la m… Pourquoi ? Par bonté d’âme ? Pour justifier les abysses de mes comptes par une conduite altruiste ? Ca ne plairait pas à Jo et je le sais très bien. Mais dépenser, c’est me sentir vivre, c’est essayer d’appartenir à un monde qui n’est pas le mien et que je ne pourrai jamais approcher. Alors je préfère jouer les économes vertueuses et continuer à jeter l’argent par les fenêtres. Je grossis, de jour en jour, parce que je me comporte de la même manière.

J’en ai assez. De moi, de mes comportements et de mes blocages.

J’en ai assez d’avoir peur de faire l’amour.

Je suis fatiguée de moi.

...

Jeudi 26 Avril 2007 à 13h11

Comme un oiseau sur la branche chante, siffle, joue et ensuite hésite craint, attend et finit par s’envoler, mon monde avance. Volent les billets, les chèques, les dettes. Restent le remords, les questions, les « et si ? », et au bout la honte de moi-même. S’échappent le temps dont je ne fais rien, les chances que je n’ai pas su saisir, les amitiés que je n’ai pas nouées. M’échappent mes envies, mes désirs et mes rêves, entremêlés dans des caprices que je ne sais qu’assouvir mais qui me dissimulent le plus important. S’en vont ma jeunesse, les enfants que je n’ai pas eus, l’amour que je n’ai pas fait.

Tout me fuit, comme un héros chevauchant une carte bleue, emporté par une hémorragie d’argent, de frustrations honteuses, de plaisirs creux et de soulagements qui mentent. Affluent en moi les nourritures d’enfant trop gâté, le refus d’être adulte, le refus d’assumer.

A Dieu mes illusions, à jamais mes rêves, je ne suis pas dignes de vous. Je ne vous ai jamais écoutés ni suivis, j’ai suivi mes instincts les plus bas, mes intuitions les plus menteuses, égarée loin d’ un sentier en ligne droite, mais escarpé, un faux-plat. J’ai préféré la route en lacets, celle qui descendait en douceur, je n’ai pas voulu suer, j’ai fui les difficultés et les obstacles. Adieu ma noblesse, je me suis dévoyée. J’ai perdu et maintenant je pleure. Adieu ma dignité, la facilité m’a séduite, le prix me semblait peu élevé. Je me suis trompée. Je fuis encore pour ne pas avoir à payer, mais il me rattrape peu à peu.

J’ai tout perdu en route, tout gâché. Je suis là aujourd’hui, pauvre reflet de ce que j’étais, pauvre ruine qui ne veut pas admettre sa déchéance et continue à sangloter.

Les ruines se relèvent, les murs se rebâtissent, les rêves, peut-être, peuvent se tisser de nouveau.

Peut-être y a t’il une chance de refaire une maisonnette champêtre de ma baraque en tôle…

Recommencement

Lundi 30 Avril 2007 à 14h26

Parce qu'aujourd'hui tout est devenu lourd, parce que j'ai lâché prise, parce que les "à quoi bon ?" ont pris le dessus, je dois aujourd'hui recommencer ce que j'avais abandonné il;y a deux ans. Je suis retournée voir une psy, pour comprendre, débroussailler puis régler, ou au moins atténuer les problèmes. Je pensais pouvoir y arriver seule, par la force de ma volonté, seulement de la volonté, je n'en ai plus. Même si certaines choses ont été réglées, d'autres doivent encore l'être, même si je n'ai pas forcément choisi le bon moment. Les soucis dans la tête, et le chômage en ligne de mire. Mais je ne veux pas y penser. Je ne peux pas me le permettre. J'ai quelques mois devant moi pour réagir, en attendant c'est de moi que je dois m'occuper, de ce qui m'empêche d'avoir envie de faire les gestes les plus normaux, les plus anodins. Sans doute parce qu'après plus de quatre ans à vivre pour Lui, entre ses dépressions, ses crises et ses séjours en HP, aujourd'hui pour lui les choses s'arrangent, alors je me suis autorisée à lâcher prise. Je n'aurais pas dû. J'ai si bien lâché prise que j'ai coulé. Je continue à faire bonne figure, mais à l'intérieur, plus rien n'a d'intérêt. Alors j'ai lancé un SOS, et tout recommence, la thérapie, la boue que je remue pour en extraire une hypothétique pépite, la remise en question permanente de moi, mes actions, mes pensées... Ca va être long et difficile, je dois réapprendre à vivre, à aimer vivre, à m'aimer... Le chemin sera si tortueux...

Horizon sombre

Mercredi 9 Mai 2007 à 18h56

Et pas si lointain. La peur est là, maintenant, la vraie peur légitime, celle de perdre mon travail à brève échéance, et tous les encouragements et toutes les promesses de la direction n'y peuvent rien faire. Le PSE est lancé. Mon poste devait être un des dserniers à disparaître, il sera un des premiers, parce que les assistantes commerciales, comme moi, coûtent trop cher à ces pauvres actionnaires. Parce qu'on trouve qu'il sera beaucoup mieux de garder 30 personnes pour faire le travail de 300. Mon ancienneté n'y fait rien, 15 années, presque la moitié de ma vie, ne comptent pas. Parce que j'ai quitté le commerce pour l'administration, je suis pratiquement incasable. Parce que je suis une "ancienne", et que l'ancienneté se paie, je suis indésirable. Alors j'essaie de faire bonne figure, de continuer à faire mon travail, avec la minuscule esquisse d'idée (c'est dire si elle est ténue) que mon travail sera reconnu. Je souris, je plaisante, je discute, tripes nouées et machoîres serrées. Et j'attends...

Vendredi 13

Vendredi 13 Juillet 2007 à 21h26

C'aurait dû être une petite journée. J'avais fermement décidé de terminer à 15h30, puis baste, fin de semaine, repos samedi (pour une fois), dimanche et lundi, le rêve. Eh ben non. Arrivée ce matin à 7h30, je sui partie en quête, comme tous les matins depuis quelques semaines, des abonnements réalisés hier; bien évidemment, il m'en manquait un. Et puis, ensuite, compilation des infos sur un tableau, courrier, puis tableaux du matin: chiffre d'affaire, résultats divers et variés, l'habituelle ronde des taches quotidiennes. Un peu de mouvement dans le bureau, mais les vendeurs se font rares, ça sent les vacances. Et puis il y a les Chefs, devant qui il faut faire bonne figure, devant qui il ne faut surtout pas montrer ce que je ressens face au plan social qui me menace de plus en plus. Je fais bonne figure. J m'a persuadée de manger dehors; assis sur les marches de la Grande Arche, face au cimetierre, j. G. et moi avons mangé qui nos salades, qui nos sandwiches, en papotant de tout autre chose que de ce qui nous réunit tous les jours: le travail. C'est bien souvent une pause salutaire avant de retourner, eux renseigner des clients "à besoins se créant des envies", moi à tout autre chose. Et puis boum, voilà... Je n'ai pas pu partir quand j'avais décidé; on croirait que c'est fait exprès ! Joies du RER, et retour à la maison, où MonChéri n'est pas: il est sorti entre mecs ! Bilan de la journée: 2 heures sup', 2 photos dont je suis assez fière et une soirée que je savoure en solitaire.

Prénoms

Dimanche 15 Juillet 2007 à 10h27

De plus en plus souvent, je rêve aux enfants que je n'ai pas. Que je n'ai pas encore. Je ne pensais pas qu'un jour cette envie me prendrait aux tripes, mais elle est bien là, aujourd'hui. Des heures de rêve éveillé, à imaginer mes - nos - enfants. A imaginer des jumeaux. J'ai déjà des prénoms en tête. Notre fille s'appellerait Lucie ou bien Mondine. Lucie pour le souvenir, Mondine pour le rêve. Notre fils, Clément. Rien que d'écrire ces prénoms de petits être qui n'existent pas encore, mon coeur se serre, j'ai une boule dans la gorge. Je sais que je ne suis pas tout à fait prête dans ma tête, mais je le suis dans mon coeur. Et Lui ne l'est pas. Et j'ai peur d'en arriver à ce qu'a fait ma mère, s'Il tarde trop à se décider. Il serait si facile d'arrêter la pilule en douce... Mais je pense qu'Il ne me le pardonnerait pas. Alors je continue à garder ces enfants dans ma tête et ce désir, ce besoin, dans mon coeur, encore pour un temps, jusqu'au jour où, peut-être, le besoin de donner la vie sera le plus fort et emportera tout. Finis les faux semblants; fini de prétendre ne pas vouloir faire de bébé tant que nous habiterons Paris. Ce sont des excuses bidons, destinées à justifier, jusqu'à il n'y a pas si longtemps, l'absence de vie dans mon ventre. Finis les faux-semblants. Aujourd'hui j'attends, mais je n'attendrai plus trop longtemps. Encore un an, peut-être, je ne sais pas au juste. Mon âge commence à se faire sentir aussi, alors... Bébé, quand tu seras là, quand vous serez là si vous êtes des jumeaux, ma vie aura enfin un sens, une raison, une utilité. Je vous aime déjà, et je vous attends. Promis, je ne bouge plus, je reste là. Venez...

I have a dream

Mercredi 18 Juillet 2007 à 20h57

Il y a cent ans, un grand Américain, qui jette sur nous aujourd'hui son ombre symbolique, a signé la Proclamation d'Emancipation. Cet arrêté d'une importance capitale venait porter la lumière, comme un phare d'espoir, aux millions d'esclaves Noirs, marqués par les flammes d'une injustice foudroyante, et annonçait l'aube joyeuse qui allait mettre fin à la longue nuit de la captivité. Mais un siècle plus tard, nous devons faire le constat tragique que les Noirs ne sont pas encore libres. Un siècle plus tard, la vie des Noirs reste entravée par la ségrégation et enchaînée par la discrimination.

Un siècle plus tard, les Noirs représentent un îlot de pauvreté au milieu d'un vaste océan de prospérité matérielle. Un siècle plus tard, les Noirs languissent toujours dans les marges de la société américaine, des exilés dans leur propre terre. Alors nous venons ici aujourd'hui pour dramatiser notre condition effroyable.

Nous venons à la capitale de notre nation pour demander, en quelque sorte, le paiement d'un chèque. Quand les architectes de notre République écrivirent les textes magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d'Indépendance, ils signèrent un billet à l'ordre de chaque américain. C'était la promesse que chacun serait assuré de son droit inaliénable à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur.

Il est aujourd'hui évident que l'Amérique a manqué à cet engagement quant à ses citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, l'Amérique a passé au peuple Noir un chèque qui revient marqué "sans provisions". Mais nous ne saurons croire qu'il n'y a plus suffisamment de provisions dans les grands coffres d'opportunités nationaux. Alors nous venons exiger notre paiement contre ce chèque, paiement sur demande des richesses de la liberté et de la sécurité que procure la justice.

Nous venons également à cet endroit sacré pour rappeler à l'Amérique l'urgence absolue de ce moment. Ce n'est pas le moment de prendre le luxe de laisser calmer les esprits, ni de nous laisser endormir par une approche gradualiste. Il est temps de quitter la vallée sombre et désolée de la ségrégation pour prendre le chemin ensoleillée de la justice raciale. Il est temps d'ouvrir les portes de l'opportunité à tous les enfants de Dieu. Il est temps de tirer notre nation des sables mouvants de l'injustice raciale jusqu'au rocher solide de la fraternité.

Que la nation ne tienne pas compte de l'urgence du moment, qu'elle sous-estime la détermination des Noirs, lui serait fatal. Cet été étouffant du mécontentement légitime des Noirs ne prendra fin qu'à l'arrivée d'un automne vivifiant qui amènera liberté et égalité. L'année 1963 n'est pas une fin, mais un début.

Ceux qui veulent croire que les Noirs seront satisfaits seulement de s'exprimer avec force auront un fâcheux réveil si la nation revient aux affaires habituelles comme si de rien n'était. L'Amérique ne connaîtra ni repos ni tranquillité tant que les Noirs ne jouissent pas pleinement de leurs droits civiques. Les orages de la révolte continueront à secouer les fondations de notre pays jusqu'au jour où la lumière de la justice arrivera. Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, qui est sur le point de franchir le seuil de la justice. En luttant pour prendre notre juste place, nous ne devrons pas nous rendre coupables d'actes injustes. Ne buvons pas de la coupe de l'amertume et de la haine pour assouvir notre soif.

Nous devons toujours conduire notre lutte dans un haut souci de dignité et de la discipline. Nous ne pouvons pas laisser notre protestation créative dégénérer en violence physique. Encore et encore, nous devons atteindre ce niveau exalté où nous opposons à la force physique la force de l'âme. Le militantisme merveilleux qui a pris la communauté noire ne doit pas nous amener à nous méfier de tous les Blancs, on le voit par leur présence ici aujourd'hui, se sont rendus compte que leur destin dépend étroitement de la nôtre. Nous ne pouvons pas marcher seuls. Et quand nous marchons, nous ne devons jurer d'aller toujours de l'avant. Nous ne pouvons pas faire demi-tour. Il y en a qui demandent aux fervents des droits civiques, "Quand serez-vous satisfaits ?" Nous ne serons être satisfaits tant que nous ne pouvons pas laisser nos corps fatigués se reposer dans les motels des routes ni les hôtels des villes.

Nous ne serons être satisfaits tant que les Noirs ne peuvent bouger que d'un petit ghetto à un ghetto plus grand. Nous ne serons être satisfaits tant qu'un Noir en Mississippi n'aura pas le droit de voter et qu'un Noir à New York ne verra rien pour lequel on peut voter. Non, non, nous ne sommes pas satisfaits et nous ne serons satisfaits que le jour où la justice se déchaînera comme les eaux, et que la justice sera comme un fleuve puissant.

Je ne suis pas sans savoir que certains d'entre vous arrivent ici après maintes épreuves et tribulations. Certains d'entre vous viennent directement des cellules étroites des prisons. Certains d'entre vous viennent des régions où votre quête pour la liberté vous a laissé meurtris par les orages de la persécution et renversés par le vent de la brutalité policière.

Vous êtes les vétérans de la souffrance créative. Persévérez dans l'assurance que la souffrance non méritée vous apportera rédemption.

Retournez dans le Mississippi, retournez en l'Alabama, retournez en Géorgie, retournez en Louisiane, retournez dans les ghettos et quartiers pauvres de nos villes du Nord, en sachant que cette situation, d'une manière ou d'une autre, peut être et sera changée. Ne nous complaisons pas dans la vallée du désespoir.

Je vous dis aujourd'hui, mes amis, que malgré les difficultés et les frustrations du

moment, j'ai quand même un rêve. C'est un rêve profondément enraciné dans le rêve américain.

J'ai un rêve qu'un jour, cette nation se lèvera et vivra la vrai signification de sa croyance : "Nous tenons ces vérités comme allant de soi, que les hommes naissent égaux".

J'ai un rêve qu'un jour, sur les collines de terre rouge de la Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.

J'ai un rêve qu'un jour même l'Etat de Mississippi, un désert étouffant d'injustice et d'oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.

J'ai un rêve que mes quatre enfants habiteront un jour une nation où ils seront jugés non pas par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur caractère.

J'ai un rêve aujourd'hui.

J'ai un rêve qu'un jour l'Etat de l'Alabama, dont le gouverneur actuel parle d'interposition et de nullification, sera transformé en un endroit où des petits enfants noirs pourront prendre la main des petits enfants blancs et marcher ensemble comme frères et soeurs.

J'ai un rêve aujourd'hui.

J'ai un rêve qu'un jour, chaque vallée sera levée, chaque colline et montagne seront nivelées, les endroits rugueux seront lissés et les endroits tortueux seront fait droits, et la gloire du Seigneur sera révélée, et tous les hommes la verront ensemble.

Ceci est notre espoir. C'est avec cet espoir que je rentre dans le Sud. Avec cette foi, nous pourrons transformer les discordances de notre nation en une belle symphonie de fraternité. Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, être emprisonnés ensemble, en sachant qu'un jour nous serons libres.

Quand ce jour arrivera, tous les enfants de Dieu pourront chanter avec un sens nouveau cette chanson patriotique, "Mon Pays, c'est de toi, douce patrie de la liberté, c'est de toi que je chante. Terre où reposent mes aïeux, fierté des pèlerins, de chaque montagne, que la liberté retentisse."

Et si l'Amérique veut être une grande nation, ceci doit se faire. Alors, que la liberté retentisse des grandes collines du New Hampshire. Que la liberté retentisse des montagnes puissantes de New York. Que la liberté retentisse des Hauts Alleghenies de la Pennsylvanie!

Que la liberté retentisse des Rockies enneigées du Colorado!

Que la liberté retentisse des beaux sommets de la Californie!

Mais aussi que la liberté retentisse Des Stone Mountains de la Géorgie!

Que la liberté retentisse des Lookout Mountains du Tennessee!

Que la liberté retentisse de chaque colline et de chaque taupinière du Mississippi!

Que la liberté retentisse!

Quand nous laisserons retentir la liberté, quand nous la laisserons retentir de chaque village et de chaque lieu-dit, de chaque Etat et de chaque ville, nous ferons approcher ce jour quand tous les enfants de Dieu, Noirs et Blancs, Juifs, Catholiques et Protestants, pourront se prendre par la main et chanter les paroles du vieux spiritual noir : "Enfin libres ! Enfin libres ! Dieu tout-puissant, merci, nous sommes enfin libres!"

Martin Luther King